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Bilan

Réalisations

Un bilan qui se lit dans l'histoire politique du pays, dans les chiffres de l'économie et dans la ville de Thiès.

Ce qu'il a accompli

1988 et 2000

L'architecte de la première alternance

Avant 2000, le Sénégal n'avait jamais connu d'alternance au sommet de l'État. Idrissa Seck dirige deux campagnes présidentielles du principal parti d'opposition : celle de 1988, à 29 ans, puis celle de 2000, qui aboutit à la victoire.

  • Une organisation de campagne qui fait passer l'opposition, présente depuis 1974, à la tête de l'État.
  • Une transition démocratique saluée dans le monde entier, qui a renforcé la réputation du Sénégal.

1995–1998

Ministre du Commerce, de l'Artisanat et de l'Industrialisation

Lorsque l'opposition accepte d'entrer dans un gouvernement d'union nationale, c'est lui qui prend en charge les secteurs qui font vivre les marchés, les ateliers et les usines.

  • Une connaissance directe des commerçants, des artisans et des industriels, qui fonde encore sa vision de l'économie.
  • L'expérience d'un gouvernement de rassemblement, au service de l'intérêt général.

2000–2002

Au cœur de l'État : ministre d'État, directeur de cabinet

Dans les premières années de l'alternance, il coordonne le cabinet du président de la République. Il apprend l'État de l'intérieur, au moment où une nouvelle équipe en prend les commandes.

Nov. 2002 – avril 2004

Premier ministre : la croissance et le social

Nommé après le naufrage du Joola, dans un pays en deuil, il dirige deux gouvernements successifs. Sa déclaration de politique générale du 3 février 2003 donne la priorité aux services de base pour toutes les populations : eau, électricité, santé, éducation.

  • Croissance du PIB de 6,68 % en 2003, puis 5,87 % en 2004 : des taux record pour l'époque.
  • La « grappe de convergence » : concentrer les moyens sur des objectifs précis plutôt que les disperser.
  • Une primature conduite par un gestionnaire formé à l'économie, à la finance et au conseil aux gouvernements.
Source : Le Monde, 6 novembre 2002

2002–2014

Thiès, la ville transformée

Maire de sa ville natale pendant douze ans, il porte le programme « Indépendance Thiès 2004 » : plus d'une trentaine de projets d'infrastructures et d'équipements pour moderniser la deuxième ville du pays, qui accueille la fête nationale du 4 avril 2004.

  • Routes, voirie et équipements publics pour la cité du rail.
  • En 2014, le gouvernement décide la reprise totale des chantiers restés inachevés, à la suite de son plaidoyer pour leur achèvement.
  • Réélu en 2009 par 64 voix sur 69 conseillers, puis élu en 2014 premier président du Conseil départemental de Thiès.
Source : aDakar, 2014

2007, 2012, 2023, 2024

Le défenseur des règles démocratiques

À chaque moment décisif, il a choisi le respect des institutions.

  • 2007 : seul grand opposant à féliciter le président réélu.
  • 2012 : il démontre l'irrecevabilité d'une troisième candidature, avec l'appui d'avis de constitutionnalistes internationaux, dont le professeur Guy Carcassonne.
  • 2023 : il rappelle que le président sortant ne peut se représenter et défend le droit de l'opposant Ousmane Sonko à être candidat.
  • 2024 : il félicite le président élu dès la proclamation des résultats.

2019

Le premier opposant du pays

À la tête de la coalition « Idy 2019 », qui réunit d'anciens Premiers ministres, un ancien président de l'Assemblée nationale, un ancien maire de Dakar et plusieurs anciens ministres, il arrive deuxième de l'élection présidentielle.

  • 899 556 voix, soit 20,51 % des suffrages.
  • En tête dans les départements de Thiès et de Mbacké.

2020–2023

Président du Conseil économique, social et environnemental

Au sortir d'un dialogue politique conclu par un accord sur 25 des 27 points discutés, et face à la pandémie de Covid-19 et à l'insécurité dans la sous-région, il répond à l'appel à l'union. Il prend la tête de la troisième assemblée constitutionnelle du pays, chargée d'éclairer les pouvoirs publics par ses avis.

  • Quatrième, puis cinquième personnalité de l'État dans l'ordre protocolaire.
  • Il quitte la fonction en avril 2023 pour se présenter devant les Sénégalais, fidèle à ses convictions sur la limitation des mandats.
Sources : Conseil économique, social et environnemental ; Al Jazeera, 25 avril 2023

Secteur privé

Le bâtisseur d'entreprises

Avant et en dehors de la politique, il a créé et dirigé des structures privées, en partenariat avec des groupes de premier plan et des institutions internationales.

  • GDP Initiatives (Global Development for Peace), cabinet de conseil.
  • ÉPI SA (Epistemon International), institution d'éducation et de santé.
  • Le Cyber Campus de Thiès, dont il est propriétaire, qui a accueilli le lancement du M2SS en 2025.